Basilique Sainte-Sophie

 
 
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Face à la Mosquée bleue se dresse, la Basilique Sainte-Sophie, l’une des gloires de l’Empire byzantin et qui demeura pendant 700 ans le plus grand édifice religieux de la chrétienté.

Mosquée Sainte-Sophie à Istanbul

Elle veille sur la vielle ville d’Istanbul comme une gigantesque grenouille avec son dos arqué et ses pattes épaisses. Ses reflets rouges et ses quatre minarets ajouté à l’édifice durant l’époque ottomane, modèlent depuis 1 400 ans la silhouette de la ville, faisant de cette basilique un véritable symbole d’Istanbul.

Baptisée Haghia Sophia qui signifie en grec la "Sagesse divine" la première basilique fut élevée au IV siècle par l’empereur Constantin après sa conversion au christianisme. Détruit par un incendie, ce premier édifice fut reconstruit en 415 par l’empereur Théodose II. Mais en 532, l’église disparut à nouveau lors de la sédition Nika, célèbre insurrection contre l’empereur Justinien. Ce dernier décida alors d’élever sur les fondations un sanctuaire digne de la Nouvelle Rome, capable de surpasser le temple biblique de Salomon. Pour ce faire il fit venir les matériaux les plus précieux, pillant les cités antiques de Dephes, Athènes et Ephèses, et fit appel à deux plus grands architectes de l’Empire byzantin, Anthémios de Tralles et Isidore de Milet.

Moins de six ans après le début du chantier – qui mobilisa au moins 10 000 ouvriers – l’inauguration eu lieu le 26 décembre 537. Cependant le dôme, trop large, s’écroula dès 558 lors d’un violent séisme. On réduisit son diamètre, mais on rehaussa la coupole de 6 m.

Après la prise de Constantinople, par les Ottomans, le 29 mai 1453, le sultan Mehmet II fit transformer la basilique en mosquée.

A l’intérieur, on peut admirer de superbes mosaïques byzantines.